
Avantages
- La mise en œuvre est relativement simple.
- Si l’on exclut les frais d’impression ou de reprographie, le coût du contact n’est pas trop élevé.
- On peut gérer une grande population sur une large zone géographique.
- L’avantage distinctif de cette méthode est le temps laissé au répondant pour réfléchir ou pour recueillir des informations qui lui sont demandées. L’enquête par voie postale se prête bien à des questionnaires assez longs (plus de 50 questions), sur une population captive, réalisée par un organisme ayant une certaine autorité ou un lien fort avec son public: banque, collectivité locale, association, entreprise de service public, organisme de tutelle, université etc.
Inconvénients
- Hormis les caractéristiques communes aux méthodes auto-administrées (incitation faible, pas d’aide possible par l’enquêteur etc.), l’inconvénient majeur est le très faible contrôle sur le déroulement du questionnaire : le répondant peut parcourir le document comme il le souhaite, il peut découvrir l’objectif de l’enquête plus facilement et être éventuellement influencé par la lecture anticipée de certaines questions.
- Le taux de réponse est rarement très élevé. Pour les enquêtes par courrier sur population non-captive, on peut se satisfaire d’un taux de réponse supérieur à 10%. Il est néanmoins possible d’atteindre des taux de 40-50% sur des populations très captives.
- Pour les enquêtes sur le grand public, il est assez classique de constater un taux de réponse plus élevé sur certaines catégories de répondants, comme les personnes sans activité professionnelle (retraités par exemple). De même, on récolte plus massivement les avis des personnes ayant des comportements extrêmes, très satisfaits ou très mécontents notamment, qui prendront d’autant plus le temps de formuler et de renvoyer leurs réponses.
- L’enquête par courrier est progressivement remplacée par l’enquête en ligne. En perte de vitesse, elle représente désormais moins de 10% des enquêtes diffusées aujourd’hui en Europe (source ESOMAR).